Fureur et tremblements ! le cauchemar

Imaginez, un matin comme les autres, réveil des enfants en douceur après une nuit de torpeur. Un petit déjeuner guilleret et chantonnant avec vos 3 enfants et un mari plutôt de belle humeur. Bref le bonheur du quotidien.

Vous déposez vos enfants à l’école, sans cartable et pour cause c’est l’avant dernier jour de l’année ! Petit passage au café pour un avant dernier papotage entre amis !

Et puis un stop à la maison juste avant d’aller travailler. Et là, le téléphone sonne?

Vous vous dites qu’à cette heure ça doit encore être une vendeur de fenêtres ou une jeune femme qui veut absolument vous faire « cadeau » de 5000 € Alors prête à affronter les « ennuyeux » vous décrochez.

Et là : -«  Madame……… Police Nationale, je vous appelle pour une convocation dans nos bureaux avec votre fils………..Quand pourriez-vous venir ? »

Entre temps vous vous êtes assise, vous voyez le canapé tourner légèrement, un goût acre et déplaisant s’installe dans votre bouche, la gorge se serre. Car la jeune femme à la douce et joyeuse voix que vous avez en ligne vous parle de votre petit garçon de 10 ans !

Vous bafouillez, vous demandez des explications, mais cette jeune personne vous renvoie à votre statut de citoyen éducateur qui doit rendre des comptes devant les forces de police, pour une affaire « grave » survenue à l’école élémentaire !

Vous prenez donc un rendez-vous pour le jour même en fin d’après-midi. Vous raccrochez. Vous regardez pendant plusieurs minutes le téléphone, le temps d’assimiler que vous allez accompagner ce soir, votre tout petit, si fragile petit garçon, dans un commissariat de la police nationale.

Vous vous souvenez maintenant, quatre jours avant votre enfant vous a parlé d’une histoire.

Des enfants ont lancé de l’eau et des trognons de fruits sur le toit d’une voiture, ils ont également tenté de dégonfler les pneus en passant leurs mains à travers le grillage de la cours de récré ! Les enfants ont été surpris par le propriétaire de la voiture se sont faits enguirlandés par le surveillant, ils ont dit que ce n’était pas eux, mais les autres?

Vous connaissez la chanson !

Bref vous  avez expliqué à votre enfant que c’était un jeu stupide et bête. (d’ailleurs, vous ne sauriez même pas comment dégonfler les pneus d’une voiture vu que déjà les gonfler relève d’un acte héroïque à vos yeux !)

 Et quand il vous a dit que la police allait venir à l’école vous lui avez dit qu’il se racontait trop d’histoires et qu’il se faisait des n?uds dans le cerveau pour rien. La preuve tant qu’il n’y a pas de mots dans le cahier de correspondance, il n’y a pas de problème !

Sauf que là, maintenant, tout de suite, Il y a bien une histoire qui prend des proportions d’histoires de « grands » !

Mais au fait. Est-il accusé ?

Pour en avoir le cœur net comme moi, vous auriez certainement pris votre téléphone

1. pour vous faire excuser au travail

2. pour avoir quelques  explications du côté de l’école (qui au passage a donné le nom de votre enfant et votre téléphone à la police sans que vous ne soyez au courant de rien !)

Du coté du travail tout s’est bien passé !

Mais coté école nada, rien, nothing. le calme total, encéphalogramme plat.

On vous dit que : « La directrice ne prend aucun appel, rappelez a 12h30 pour avoir le responsable du temps de midi car c’est sur ses heures à lui que l’affaire a eu lieu . Que ça dépend de la mairie et pas de l’école » bip bip bip (raccrochage !)

Ça s’appelle un cours magistral de ping pong façon « je renvoie la baballe dans l’autre camp ».

A midi j’ai appelé le fameux « responsable » qui en fait n’est responsable que dans son « titre honorifique ». Car l’affaire s’est déroulée sur toute la journée, il n’a rien vu, ce n’est pas sa faute. Blablablablabla. 

Alors j’ai enclenché la boite à communication qu’est le mail, et appelé la si fantomatique directrice d’école au bas mot 12 fois pour obtenir le même résultat…RIEN !

C’est donc dans le chaos (dans le cerveau) et  la peur de l’inconnu que nous nous somme rendu avec mon cher prince charmant à l’école de notre petit d’homme pour lui dire entre deux bisous :

« Allez mon chéri on va à la police »… (Tout va bien, je vais bien !)

Je ne sais pas si c’est à cause de la chaleur ; mais soudainement le tee-shirt de notre « bébé » est devenu tout mouillé et ses joues ont fortement rosies.

Alors je lui ai quand même posé la question qui fâche à savoir s’il avait quelque chose à se reprocher dans cette histoire. suivit d’un regard offusqué de mon petit qui en est resté sans voix (Mais oui bon sang, pourquoi j’ai eu des doutes sur lui. Zou, culpabilité !)

Et nous voilà devant la policière qui n’était pas peu fière de nous avoir foutue la journée en l’air mais dès la deuxième question de « l’interrogatoire », nous avons su que ce n’était « que » comme témoin que notre enfant de 10 ans (je me répète ) était entendu !

Ouf de soulagement à l’intérieur de mon corps (j’aurais presque embrassé la policière moi?)

Mais de suite me vient l’horrible réalité . Sous couvert d’être un « bon citoyen » l’interrogatrice demande à mon enfant de donner les noms des « malfaiteurs ». Grrrrrrrrrrrrrrr

Sympa.

Et une éducation en vrac, une !

Bref, je passe sur cette heure sordide. juste vous préciser que nous avons demandé pourquoi en plan vigipirate, des enfants de cours élémentaire pouvaient avoir accès à un véhicule… et où se trouvaient les adultes qui surveillent (ou pas visiblement !).

Notre enfant a aussi demandé ce qui allait lui arriver à l’école le lendemain…

« d’are ta gueule à la récré. » Bref la joie.

A 17h19 sur ma boîte mail j’avais reçu un message de fantômette (la directrice)…  « je n’y suis pour rien, je ne sais rien, c’est pas moi?.. Mais je veux bien vous rencontrer si vraiment vous insistez? demain vendredi de 15hà15h15 mais je ne pourrais pas vous en dire plus!!! »

Trop sympa.

Donc arrivé dans le bureau de fantômette, je suis reçu elle sur sa chaise avec un café à la main? moi, pas de chaise? pas de café (l’addition peut être)

le coup du t’as vu que c’est moi qui suis la chef, le pouvoir est entre mes mains . Psycho niveau 0 le bonheur!

Je demande des explications sur la fameuse liste. Rien, ce n’est pas elle, elle ne sais rien et de toute façon elle n’avait pas à nous prévenir ! Bah voyons?

Elle nous trouve au boulot sur nos portables pour nous dire que notre enfant à 37°7 (au thermomètre frontal !) qu’il a mal au ventre (mon oeil) qu’il a vomit (tout seul dans les toilettes re-mon oeil )… et là elle donne un liste à la police et ne prévient pas les parents !

Mais enfin de quoi je me plains ?

 Je suis ressortie en lui disant que maintenant je ne pouvais pas dire à mes enfants qu’ils étaient en sécurité à l’école. non, ils risquent juste d’aller au poste de police rien que ça !

Trop la classe l’école d’aujourd’hui.

Prise de responsabilité des adultes néant, communication gelée, mais je vous rassure les enfants doivent toujours apprendre par coeur les DEVOIRS des élèves en début d’année.

Etre à l’heure, le respect envers les maîtresses, et patati et patata… et les parents doivent avoir sans faute l’attestation d’assurance, et remplir en 27 exemplaires les papiers pour la cantoche, l’étude (qui est à refaire chaque soir.)

Quand j’étais petite j’ai détesté l’école (Pardon, les gens de l’école) . Eh bien ça continu !

Et pour clore de débat, Edwige, le fichier, ça vous dit quelque chose ?

Parce que même en tant que simple témoin, notre enfant de 10 ans risque d’avoir sa petite fifiche rien qu’à lui !!!

Et s’il se fait arrêté un jour, par un gentil policier qui regarde dans son ordi … Il lui ressortira peut être cette « affaire » en lui disant qu’il n’y a pas de fumée sans feu. S’il a été à la police déjà à 10 ans c’est qu’il devait bien avoir fait quelque chose ! Merci madame la directrice.

Ps : Dire qu’un mot dans le cahier aurait suffit à tout désamorcer .

Cette histoire est arrivée « pour de vrai » en 2010 dans une banlieue calme du 92…

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